Les Bad Boys qui ont marqué le football Espagnol

Quand on pense au football espagnol, il nous vient à l’esprit le Real et ses Coupes d’Europe, le Barça avec son beau jeu et une Roja qui aura finalement vu le sacre d’une génération de surdoués. Pourtant le football espagnol cristallise et exacerbe les tensions entre régions avides d’autonomie et d’indépendance. Cette rivalité culturelle et régionale se retrouve sur le terrain avec une certaine violence lors de derbys bouillants. Les styles de jeu très différents de la Liga ont laissé éclore une forme de brutalité teinté de frustration et qui donnera naissance aux pires Bad Boys de la liga.

Andoni Goikoetxea: «le Boucher de Bilbao»

Un basque pur jus qui a passé l’essentiel de sa carrière à l’Athletic Bilbao et qui pensait que l’indépendance du pays basque se gagneraient à coup de tacle et de chevilles arrachées aux joueurs des autres clubs espagnols.

Bref, ce défenseur central au courage exemplaire symbolisait parfaitement ce football des années 70-80 ou le laxisme des arbitres côtoyait la nonchalance des commissions de discipline. Goiko, comme le surnommait les fanatiques de Bilbao, avait déjà à son tableau de chasse, l’allemand du Barça, Bernd Schuster et son ligament du genou. Bilan pour l’allemand : neuf mois d’invalidité.

Le 24 septembre 1983, Barcelone mène au Camp Nou face à l’Athletic Bilbao 3-0 et un certain Diego Armando Maradona éclabousse le match de son talent. Goikoetxea ne supportant pas l’affront et sans doute le talent de l’argentin, auteur d’un but et de deux passes décisives, lui massacre la cheville avec un tacle par derrière qui lui aurait valu, de nos jours, une radiation à vie. El Pibe de Oro mettra de nombreux mois à récupérer de cette horrible blessure et fera de nombreux passages à la clinique.

C’est un journaliste anglais, Edward Owen, qui attribuera le titre de «Boucher de Bilbao» à Andoni Goikoetxea. Ce soir-là il gagnera son surnom et une haine sans bornes de la part des socios du Barça.

Diego Costa : méchant pour être bon

Quand on lui demande pourquoi il est si méchant, Diego Costa répond qu’il a appris à jouer dans la rue. Quand on le voit jouer, on se demande si ce n’est pas dans une prison ou un pénitencier vu son agressivité, ses insultes et ses coups. Brésilien d’origine et haï par ses compatriotes depuis sa décision de joueur pour l’Espagne, Diego Costa n’en finit plus de martyriser toutes les défenses d’Europe. Ces adversaires le craignent mais pas seulement : ses partenaires se sont souvent plaints de son agressivité même à l’entrainement. « Sur le terrain, il a besoin d’être en colère pour être bon. » disent de lui ses divers partenaires. Après avoir écumé la Liga, Diego da Silva Costa traine sa colère en Angleterre dans le club le plus détesté du pays: Chelsea. Koscielny et Arsenal peuvent en témoigner, ce fou furieux de Costa n’a rien perdu de sa méchanceté

 

Pepe:  le boucher … tout court.

Né à Maceió au Brésil, Képler Laveran Lima Ferreira débute sa carrière au Portugal après avoir immigré du Brésil afin de se faire une place dans le football européen. Défenseur central ou milieu défensif, il gravit progressivement les échelons dans les clubs portugais et finit par se faire remarquer par le grand Real Madrid ou il débarque en 2007.

Handicapé par des blessures à répétition, il perd les pédales un soir d’Avril 2009 face à Getafe. En contact avec Pepe, Javier Casquero, l’attaquant de Getafe tombe dans la surface, obtient un penalty et provoque la colère de Pepe. Ce dernier fonce sur Casquero alors qu’il est encore au sol et lui fait la totale : coups de pieds, coup de genoux, essuyage de crampons sur le dos, tirage de cheveux, pincement … ! Les joueurs de Getafe venus au secours de leur coéquipier auront droit à une gifle et un coup de poing.  Même son capitaine, Iker Casillas, aura beaucoup de mal à le maitriser et à le faire sortir su terrain. Son pétage de plomb fera le tour du monde et le joueur écope de dix matchs de suspension, soit la plus lourde jamais infligée à un joueur du Réal.

Il semble se délecter de cette réputation sulfureuse et finira par en jouer pour terroriser  les pensionnaires de la Ligua et ses adversaires en Champions league. Même Messi aura droit à son agression, la Pulga aura la main écrasée par Pepe alors qu’il est au sol lors du classico de 2012.

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