Les Bad Boys qui ont marqué le football Anglais

Le football n’a jamais été une rencontre de tennis à Wimbledon ni une petite partie de polo entres chirurgiens et un bon tacle, bien appuyé, vous fera toujours lever un stade en parallèle au carton rouge fusant de la poche de l’arbitre telle une navette Challenger s’arrachant de cap Canaveral. Honneur à la rugosité et à l’engagement, gloire aux gladiateurs britanniques, les premiers à avoir codifié le football. Ces salopards, on les aime, on les adule et sans eux le football anglais ne serait pas ce mélange de kick and rush si brutal et si délicieux.

Roy Keane:  «There is only one Keano! »

Il est l’archétype du milieu défensif britannique des années 90 avec une grosse dose de méchanceté et une rage de vaincre inégalée. Véritable teigne au bagage technique moyen, Roy Keane a écœuré, agressé et détruit plus d’un joueur venu affronter les Reds Devils. La légende raconte que le psychopathe des pelouses commençait ses matchs avec un bon tacle, histoire de prévenir les autres joueurs. La grande rivalité entre Manchester et Arsenal à la fin des années 90 donnera à Keane un adversaire de taille et son meilleur ennemi : Patrick Viera. Leurs matchs dans le match sont devenus légendaires et aboutiront sur plusieurs expulsions et de nombreux matchs de suspension. Ce fou furieux d’irlandais s’est même révélé être rancunier au point de briser le tibia de d’Alf-Inge Håland avec qui il a eu une dispute quelques années plus tôt. La carrière du jeune norvégien, après plusieurs opérations de chirurgie,  s’arrêta suite à ce match et la légende de l’irlandais naitra lorsqu’il déclarera, quelques années plus tard, ne rien regretter de son geste.

 

Vinnie Jones : de Leeds United à Hollywood

International gallois devenu quelques années plus tard acteur, Vinnie Jones deviendra célèbre pour ses tacles assassins et ses actes de violence. Sa notoriété explose après un match où il est chargé de marqué la star anglaise du moment : Paul Gascoigne. L’éternel espoir du football anglais racontera, plus tard, ce marquage à la culotte devenu mythique et les propos de Vinnie durant le match : « Je m’appelle Vinnie Jones, je suis un gitan, je gagne beaucoup de fric et je vais t’arracher l’oreille avec les dents puis tout recracher dans l’herbe. Tu es seul mon gros, tout seul avec moi ! ». Véritable produit du « tatchérisme » britannique des années 90, Vinnie Jones, après 92 cartons et 12 cartons rouges, se lancera dans une nouvelle carrière d’acteur avec un réel talent et en mettant à profit son côté totalement déjanté. Ce changement de carrière fera le bonheur de tous les cinéphiles du monde et du réalisateur britannique Guy Ritchie qui le fera jouer dans deux de ces chefs d’œuvre : Lock, Stock and Two Smoking Barrels et l’inoubliable Snatch.

 

Eric Cantonna : « King Eric »

Que dire d’un Roi ? Qu’il est l’unique, le magnifique, le génialissime et le plus adulé bad boy de l’histoire du football anglais. Il a conquis la perfide Albion en devenant une icône de la culture populaire britannique et auquel on voue un véritable culte encore aujourd’hui. Si les Bad Boys étaient une religion, Cantonna serait leur Dieu. Véritable artiste du football, le natif de Marseille doit s’exiler en Angleterre pour faire étalage de son talent. Le menton haut et le col relevé, il écrit sa légende dès sa première saison en devenant champion d’Angleterre avec Leeds United. L’année suivante, Manchester United le veut et ne le regrettera jamais : la Cantomania est née ! Les anglais lui pardonnent tout : son fameux coup de pied contre un spectateur, ses tacles assassins et ses insultes aux arbitres. Il est le Roi et le restera à tout jamais dans le cœur des anglais comme le roi des badboys.

 

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